Voilà une histoire qui sort de l’ordinaire. Un richissime industriel britannique amateur de voitures et de conduite hors route qui se paie l’assemblage de son utilitaire de rêve. Sir Jim Ratcliffe est cet homme et le Grenadier est son œuvre. C’est notre véhicule d’essai!
L’Ineos Grenadier se décline en utilitaire fermé ou en camionnette avec boîte de chargement. Disons que la version VUS sera probablement la plus populaire.
Sur le plan esthétique, le Grenadier emprunte une bonne partie de ses lignes au défunt Defender de Land Rover. Il s’inscrit dans la lignée restreinte des Mercedes Classe G de ce monde mais accompagné d’une facture moins salée. Il ne gagnera pas de concours sur son efficacité aérodynamique mais il propose une silhouette qui a du caractère et qui se distingue du lot.
Notre véhicule d’essai disposait de marchepieds et de bande de protection qui n’ont pas seulement comme mission de protéger la carrosserie mais indiquent également le niveau à ne pas dépasser en mode hors route a travers les plans d’eau. Quelques petites rondeurs s’ajoutent comme le capot et la grille mais pour le reste, le style baroudeur extrême est reconnaissable. Des phares ronds signent également l’héritage de cette passion pour l’utilitaire qui a marqué l’histoire des aventuriers.
Il faut monter dans l’habitacle pour entrer dans ce monde nostalgique. On l’y retrouve un petit écran et une multitude de boutons, un pour chaque application. De plus, ces commandes se retrouvent au plafonnier comme sur un avion de ligne. Là, c’est spectaculaire! Ajouter à cela, ces deux petits hublots au toit, un pour chaque occupant à l’avant. On reconnait ici l’emblème des véhicules de safari.
Le patron de Ineos connaissait ses capacités. Pour compléter son projet, il a fait appel à de grands fabricant comme BMW pour la motorisation, Brembo pour les freins et Recaro pour le confort des occupants. Sous le capot, l’on retrouve les six cylindres en ligne de 3,0 L turbocompressé offrant
282 chevaux et 332 lb-pi de couple. L’ensemble se complète d’une boîte automatique à 8 rapports.
Le confort est de mise, autant aux places avant qu’à l’arrière. Et sachez que le comportement sur route est plus civilisé que ses concurrents. Le mélange des deux genres est plutôt bien exploité.
Bon, il m’a séduit mais il faut tout de même admettre le côté spartiate du Grenadier. Ce n’est pas pour tout le monde cet utilitaire pur et dur. Mais pour un amateur même fou de l’automobile, le Grenadier représente tellement bien cet aspect de la conduite automobile. Sur route mais surtout en sentier, le Grenadier va demeurer la succession idéale au défunt Defender, le vrai. Et c’est sans compter ce rêve accompli par un visionnaire nostalgique respectant le sens même des passionnés.