Le Defender possède une longue feuille de route. Ce baroudeur de plusieurs décennies est né en 1947. Mais c’est en 1983 que la première version plus civilisée est apparue au catalogue. Produit jusqu’en 2016, cet utilitaire tout terrain n’était pas vendu chez nous. Il aura fallu attendre au millésime 2019 pour voir apparaître le nouveau Defender revu et corrigé.
Notre essai porte sur la version 110 de ce Defender transformé pour sa distribution mondiale. Eh oui, nous y avons droit maintenant. Le Defender de nouvelle génération respecte l’ADN de son
prédécesseur. Il est carré et affiche clairement sa robustesse. L’augmentation des ventes chaque année permet de mesurer l’attrait des consommateurs pour ce gros VUS.
Si son allure annonce un comportement rebel sur route, il n’en est rien. La douceur de roulement détonne tout comme le silence à bord. Pourtant, en sentier, il devient redoutable grâce à son système Terrain Response. Peu importe la surface, il se débrouille à merveille, C’est d’ailleurs la façon de souligner ses origines et son passé.
Malgré ses qualités, il n’est toujours pas offert sous d’autres motorisations moins énergivores. Il dispose il est vrai d’une hybridation très légère mais cela demeure insuffisant. Son moteur six cylindres 3 litres turbocompressé propose 395 chevaux et plus de 406 lb-pi de couple en
association avec une boîte automatique à 8 rapports. Il est efficace mais offre une consommation moyenne de 12,7 l/100 et commande du carburant Super pour ajouter à la dépense.
Vivement des offres d’un Defender hybride rechargeable et/ou électrique au catalogue. Et il faut souligner que ces données de consommation sont relayées par le constructeur. En vérité, il consomme plus que ça. Il y a un autre ombre au tableau, sa mauvaise réputation au chapitre de la fiabilité. La firme JD Power le place régulièrement en fin de classement. Il faut tout de même souligner des améliorations dans ce secteur.
Au final, le Defender 110 est spectaculaire visuellement et probablement le mieux équilibré de la gamme. La version deux portière n’est pas très populaire et la version longue trop imposante. Son habitacle propose tout le luxe habituel des produits de la marque et un confort indéniable. Son comportement est sain sur la route et hors pair en sentier.
Son prix se loge dans la fourchette des 85 000 / 90000$. Seul sa gourmandise en carburant et sa réputation qui le précède sont deux éléments qu’il doit supporter pour l’instant. Pour le reste, il représente bien l’ADN du constructeur britannique.