Le CX-5 est le modèle le plus populaire de ce constructeur. Mais face à une concurrence de plus en plus aiguë, le temps était venu de passer à la troisième génération. On a procédé à des changements importants et nécessaires mais, par contre, on a repris la même mécanique et effectué des modifications dans l'habitacle qui ne sont pas nécessairement des plus prisées. Il est certain que lesmodifications apportées soient une réponse aux demandes des clients actuels et futurs. Toutefois il semble qu'on a abandonné certains critères qui étaient jugés indispensables sur la version antérieure.
On a accentué le caractère pratique de ce modèle, ce qui est quasiment une nécessité dans la catégorie. Cette fois, le CX-5 est plus long, plus large, proposant plus d'espace sur la deuxième rangée de siège, tandis que l'espace de rangement à l'arrière est également plus important. Détail à
souligner, les portières arrière s'ouvrent plus largement afin de faciliter l'accès à cette rangée, ce que plusieurs parents vont apprécier lorsqu'on utilise des sièges pour bébés.
Habitacle. On fait des économies.
Dans la version antérieure, ce modèle se démarquait des autres de la catégorie et de ce prix
par un habitacle vraiment plus luxueux, doté de matériaux de bonne qualité et également une ergonomie quand même acceptable. Cependant, certaines commandes avaient été réalisées davantage en fonction de l'élégance que du caractère pratique, mais quand même, on avait l'impression d'être au volant d'un véhicule d'une catégorie supérieure dans cette branche de prix.
Cependant, la nouvelle version nous a déçus en raison de la présentation faisant appel à de
nombreux éléments en plastique et en plastique dur. De plus, lorsque c'était rembourrée, on sentait que c'était vraiment très mince. Ce n'est pas un déterrant quant à la qualité générale du véhicule, mais on a perdu l'impression de luxe économique qui était l'apanage de la version précédente.
Pendant des années, Mazda faisait appel à un bouton de contrôle placé sur la console centrale, ce gros bouton entouré de pavés de sélection. Je sais que plusieurs de mes confrères ont critiqué cette présentation, mais personnellement, j'ai toujours apprécié parce que c'était simple et efficace. Cette fois, pas de bouton de contrôle, mais un immense écran de 15,3 pouces placé en appui sur la planche de bord.
Et cet écran géré par Google a été une source d'irritation et de frustration tout au long de mon
état. Il faut dire que plusieurs personnes avaient fait l'usage de ce véhicule auparavant et avaient effectué leur propre réglage. Au début, c'était catastrophique, jusqu'à ce que je trouve le réglage de la compagnie, ce qui a facilité les choses. Du moins d'une certaine façon.
Cependant, cet écran et ce système de gestion était capricieux. Souvent, lorsque je démarrais la
voiture, l'écran demeurait noir. Il fallait plusieurs minutes avant qu'il s'active, et à ce moment-là, les instructions qui s'affichaient étaient complètement désordonnées. La plupart du temps, on voulait que l'on fasse appel à Google Maps. Syntoniser la radio a été une expérience éprouvante. Et lorsque j'avais trouvé la solution, et que ça fonctionnait, lorsque je lançais le moteur à nouveau, tout avait disparu et on va commencer à trouver une façon de régler la climatisation et de trouver une station de radio désirée.
Et je ne suis pas le seul à avoir connu des ennuis. Un collègue m'a raconté que l'écran a été éteint presque tout au long de son essai, tandis que la revue Consumer Reports, qui a effectué un essai à long terme, en a eu à découdre avec ce même écran. La bonne nouvelle, c'est qu'une révision de la programmation devrait suffire à résoudre le problème. Du moins, je l'espère.
Une seule motorisation
Généralement, lorsqu'un constructeur révise de fonds en comble un modèle très populaire, on en profite pour réviser la motorisation en faisant souvent appel à un nouveau moteur ou à un moteur plus puissant. Dans le cas qui nous concerne, ce n'est pas le cas. En effet, on a conservé le moteur de base de l'édition précédente, un quatre cylindres atmosphériques de 2,5 litres de 187 chevaux, mais on a éliminé du catalogue le moteur turbocompressé de 250 chevaux qui faisait la part belle aux amateurs de conduite. De plus, on a conservé la même boîte automatique à 6 rapports que précédemment. Et ce, alors que la concurrence propose des transmissions automatiques à 8 ou même 10 rapports, et que plusieurs font appel à des boîtes à rapport continuellement variable.
Cependant, il ne faut pas ignorer l'offre actuelle, puisque son moteur permet des accélérations de 0 à 100 km /heure d'environ 8 secondes, ce qui est dans la moyenne. Pour ce qui est de la transmission automatique, sa conception et sa programmation sont différents des autres transmissions de ce genre. Et Mazda soutient que c'est l'équivalent en fonction d'une boîte à huit
rapports. Il faut dire qu'à l'usage, cela n'a pas paru.
Idéal pour les routes du Québec.
Si on peut critiquer la finition intérieure et se désespérer avec le système Google de gestion de l'écran, cette nouvelle Mazda, en plus d'être plus spacieuse, est dotée d'une suspension qui effectue de l'excellent travail afin de maîtriser les conditions désastreuses de la plupart des routes
du Québec. Au lieu de subir un choc lorsqu'on rencontre une bosse, par exemple, la suspension absorbe le tout facilement. De plus, l'agrément de conduite qui était l'apanage de la version précédente, est presque de retour. Lors de mon contact initial, dans une courbe je trouvais que je me sentais dans une position élevée par rapport à la route. La raison, c'est que je venais de
quitter une Mazda 3, une berline relativement basse, et que la transition vers un VUS plus élevé, a été une surprise.
Malgré quelques réserves quant à la présentation de l'habitacle et de son système de gestion électronique, les qualités routières et la polyvalence de ce modèle, en plus d'une consommation de carburant dans la bonne moyenne, il demeure un choix intéressant pour plusieurs personnes. Et il faut signaler en terminant que ce constructeur est l'un des plus des mieux coté en fait, de sécurité. Depuis des années, la marque Mazda est considérée comme la plus sécuritaire par l’Insurance Institute for Highway Safety, la référence dans le domaine. Pour plusieurs, ce sera la raison principale.