J’ai toujours eu un petit penchant pour la marque suédoise.Peut-être pour cette perception de sécurité et de qualité de fabrication. De plus, tous les produits de la gamme proposent une image qui se distingue du parc automobile global. Si vous recherchez un produit au style extravagant, oubliez Volvo. La sobriété est de mise.
La nouvelle livrée du XC90 demeure dans le ton. Il est élégant et risque de demeurer au goût du jour longtemps. Il est facilement reconnaissable avec sa grille rectangulaire affublé du logo de la firme déposé sur une ligne transversale. Les phares en forme de marteau de Thor annoncent sa
signature. Sa silhouette demeure rectiligne si ce n’est de la glace de custode qui s’article légèrement.
La partie arrière est encore plus représentative de la marque avec ses immenses feux verticaux qui font presque la moitié de la hauteur de la caisse. L’on retrouvait ces grands feux sur les familiales du groupe et qui sont malheureusement disparues.
L’habitacle s’habille de belle façon. Les cuirs sont de qualité et le confort des sièges se trouve toujours au sommet du peloton. Les boiseries de ton pâle offre un coup d’œil des plus intéressants. Encore une fois, la sobriété est de mise avec un tableau de bord qui n’offre pas une présentation spectaculaire. Le grand écran multifonction installé en son centre occupe toute la place. Quelques petits boutons s’installent à la base de la console centrale permettent de contrôler la chaîne audio et les dégivreurs avant et arrière.
Malheureusement, le reste des commandes se trouvent dans l’écran du centre. Toute cette gestion s’effectue difficilement. Le système est peu intuitif et ne peux être utilisé sans quitter les yeux de la route. Dommage, car plusieurs concurrents offrent des systèmes beaucoup plus faciles d’utilisation.
Sous le capot loge le moteur quatre cylindres de 2,0 litres turbocompressé et surcompressé pour une puissance de 295 chevaux et 310 lb-pi de couple. Il s’accompagne d’un petit moteur électrique qui dispose de 13 chevaux pour une hybridation légère.
Si vous optez pour la version T8, vous profiterez du même moteur quatre cylindres mais turbocompressé seulement auquel il est greffé un moteur électrique qui offre plus de 143 chevaux. Au combiné c’est plus de 455 chevaux et 523 lb-pi de couple qui vont s’en extirper. Les versions T8
sont rechargeables pour une autonomie en mode électrique seulement de 53 km. Rien pour écrire à sa mère me direz-vous mais suffisant pour abaisser considérablement la consommation. Dans tous les cas, la boîte automatique à huit rapports est de mise.
Ce grand utilitaire offre beaucoup d’espace pour la famille,une douceur et un silence de roulement digne des véhicules de son rang. Sans avoir un caractère sportif, les accélérations sont franches tout comme les reprises.
Au final, le XC90 de Volvo est un grand joueur dans ce segment. Évidemment, il souffre encore de la mauvaise réputation de la première génération mais se doit d’être considéré aujourd’hui. Comme c’est également le cas, les prix sont salés et se loge dans la fourchette de 75 550 à
95 400 $. Malgré tout, je conserve mon petit coup de cœur pour cette marque distinctive.